Droit à la nationalité et éradication de l’apatridie en Côte d’Ivoire : le RIDDEF sensibilise des jeunes filles d’un Centre d’Alphabétisation à avoir un extrait de naissance

Category: Formations - Educations Publié par FranckYAO On July-04-2019 18:35:59


Informer et mobiliser la population ivoirienne en générale et de façon spécifique les travailleurs domestiques de la commune de Cocody, en faveur de la promotion du droit à la nationalité et de l’éradication de l’apatridie en Côte d’Ivoire, tel est l’objectif de la campagne de sensibilisation que mène le Réseau Ivoirien pour la Défense des droits de l’enfant et de la Femmes (RIDDEF) membre de la Coalition de la Société Civile Ivoirienne Contre l’Apatridie (CICA) qui a lancé une campagne de sensibilisation dénommé «Ma nationalité, Mes droits», en décembre 2018.

Les 28 et 29 mai 2019, Mme Chantal Ayemou, présidente du RIDDEF et son équipe ont expliqué aux différentes cibles l’importance de la déclaration de naissance à l’Etat civil et les risques d’apatridie.
A l’étape d’Angré château Temple le Chandelier, le 28 mai 2019, le message porté aux jeunes filles de ce centre d’alphabétisation était clair. «Vous et moi, nous devons avoir des papiers », a signifié Mme Ayemou à ces filles présentes à cette session de sensibilisation. « C’est important d’avoir un extrait d’acte de naissance. C’est un élément déclencheur et qui nous conduit dans tous les actes que nous posons tout au long de notre vie », a relevé la présidente du RIDDEF. Le RIDDEF, en collaboration avec la Coalition de la Société Civile Ivoirienne Contre l’Apatridie (CICA), a prévu d’accompagner ces jeunes filles, pour la plupart sans extrait de naissance ou sans papiers, afin d’obtenir leurs documents administratifs. Celles-ci seront préalablement identifiées selon les différents cas et des référencements seront effectués.
AMON Dongo, Coordonnateur de la CICA, qui a pris part à la phase de sensibilisation, a rassuré les jeunes filles, pour la plupart apatrides et à risque d’apatridie, de la prise en compte de leur situation par l’Etat ivoirien. La personne apatride ou à risque d’apatridie, a-t-il simplement expliqué, est une personne qui est sans papiers et qui en raison de ce fait a des difficultés à prouver son lien de nationalité avec l’Etat de Côte d’Ivoire ou avec tout autre pays. L’Etat de Côte d’Ivoire a adopté deux lois, notamment la nouvelle loi sur l’Etat civil. « La nouvelle loi sur l’Etat civil a été complètement adoptée et va être mise en œuvre. On attend les décrets d’application. Cette loi vient reformer notre système d’Etat civil en y intégrant l’enregistrement électronique avec les nouvelles technologies et l’enregistrement dans les centres de collecte tels que les centres de santé et dans les villages », a relevé le Coordonnateur de la CICA.

Augustin Tapé


Comments

Partagez vos réflexions sur ce post

Chaque année, plus de 12 millions de filles dans le monde sont mariées de force avant l'âge de 18 ans. En Côte d’Ivoire, la loi fixe l’âge minimum du mariage à 18 ans pour les filles mais, une enquête du Fonds des nations unies pour l’enfance (Unicef) révèle qu’en 2016, plus de 4 filles sur 10 (soit 40%) ont été contraintes au mariage avant l’âge de 18 ans. Le mariage forcé et précoce de la jeune fille est une réalité. Ces filles voient alors leur droit à l’enfance et à l’éducation volé, et leurs perspectives d’avenir et d’évolution limitées. Le mariage des enfants maintient les jeunes filles dans des conditions de pauvreté et d’impuissance, de génération en génération.