Dissolution de la CEI

Category: Formations - Educations Publié par FranckYAO On June-18-2019 21:30:23

Plusieurs organisations de la société civile regroupées au sein du Groupe de plaidoyer et d’actions pour une transparence électorale (GPATE) ont porté une réflexion sur la question de la réforme de la CEI dans les locaux du CERAP sise à Abidjan Cocody ce 15 Janvier 2018. Le collectif propose un rôle plus accru à la société civile dans sa composition, le retrait des représentants des entités étatiques, un mandat de six ans renouvelable une seule fois pour le président de la CEI avec une rotation au tiers pour les membres chaque quatre ans, le retrait des religieux et des chefs traditionnels, entre autres.

Quant au code électoral, sa réforme tient du fait de la constitution du 08 novembre 2016 qui intègre de nouvelles institutions dont les modes de désignation des animateurs ne figurent pas dans le code électoral en vigueur. De nouvelles dispositions qui nécessitent d’être prises en compte dans le cadre juridique des élections et les insuffisances constatées par par les organisations de la société civile lors de leur mission d’observations dans l’application du code électoral de 2015 et 2016.

Par conséquence, ces organisations de la société civile proposent des modifications du code électoral portant sur la qualité d’électeur, la liste électorale, des opérations préparatoires du scrutin, des opérations de vote et de la proclamation des résultats, le cautionnement des candidatures de l’élection du président de la République et du vice-président de la République, des élections des députés et sénateurs, de la présentation des candidatures aux élections des députés et sénateurs, etc.
Pour la société civile, la Côte d’Ivoire qui a connu une crise électorale dans son passé récent a besoin de rassurer l’ensemble des acteurs politiques en construisant la confiance autour des élections. Selon elles, ces propositions ont pour but de contribuer à l’érection d’un cadre juridique transparent et inclusif des élections en Côte d’Ivoire.

Ces organisations souhaitent que ces réformes se fassent avant les prochaines élections municipales, régionales et sénatoriales.


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Chaque année, plus de 12 millions de filles dans le monde sont mariées de force avant l'âge de 18 ans. En Côte d’Ivoire, la loi fixe l’âge minimum du mariage à 18 ans pour les filles mais, une enquête du Fonds des nations unies pour l’enfance (Unicef) révèle qu’en 2016, plus de 4 filles sur 10 (soit 40%) ont été contraintes au mariage avant l’âge de 18 ans. Le mariage forcé et précoce de la jeune fille est une réalité. Ces filles voient alors leur droit à l’enfance et à l’éducation volé, et leurs perspectives d’avenir et d’évolution limitées. Le mariage des enfants maintient les jeunes filles dans des conditions de pauvreté et d’impuissance, de génération en génération.