Droit à l’éducation des enfants : une délégation de parlementaires belges rencontre le Ridde

Category: Formations - Educations Publié par FranckYAO On June-18-2019 21:59:25

La question du système éducatif ivoirien et ses impacts sur le travail des enfants a meublé, le lundi 11 juin 2018, la réunion d’une délégation de parlementaires belges avec les membres du Réseau ivoirien pour la défense des droits de l’enfant et de la femme (Riddef) au siège de cette ONG à Abidjan-Cocody.

Conduite par Phillipe Courard, président du Parlement de la Fédération Wallonie Bruxelles, la délégation de députés belges a pu échanger avec les membres du Riddef sur les actions menées par cette organisation pour la protection des droits des enfants. Notamment, son engagement à améliorer l’accès des enfants à l’école et assurer la prise en charge de ceux-ci. L’école demeure la solution au phénomène du travail des enfants, a relevé le Riddef. D’où quelques pistes de solutions comme le rapprochement de l’école des populations, le renforcement des capacités d’accueil des établissements scolaires et la mise en place de cantines dans des zones où le besoin se fait sentir.

Profitant de l’occasion le juge Fallet Tcheya, président du Conseil d’administration du Riddef, portant la voix de l’ONG, en l’absence de la présidente Chantal Ayémou en mission au Canada, a plaidé pour que les parlementaires belges puissent discuter de ces sujets avec le président de l’Assemblée nationale. Il a par ailleurs souhaité que les députés belges lui parlent également de la remise à l’ordre du jour du projet de loi fixant les conditions du travail domestique et portant sur l’organisation des agences de placement des travailleurs domestiques.

Phillipe Courard, président du Parlement de la Fédération Wallonie Bruxelles, qui a partagé l’expérience de la Belgique, a indiqué qu’un délégué général des droits de l’enfant existe dans son pays. Celui-ci tire la sonnette d’alarme quand il y a des problèmes. Ce qui oblige le Parlement à prendre des mesures pour corriger la situation, selon lui. Il a donné l’assurance du soutien du parlement belge d’œuvrer avec leurs confrères ivoiriens sur des thématiques des droits des enfants en Côte d’Ivoire.
Pour rappel, le RIDDEF, créé en 2013 et représenté dans 15 zones de l’intérieur du pays, a pour vision d’aider à l’établissement d’une société juste et soucieuse de la protection des catégories vulnérables que sont les femmes et les enfants mais aussi d’outiller les femmes à la base à l’exercice de leurs droits et devoirs pour leur propre développement.
Augustin Tapé, journaliste sensible au genre et spécialisé en Droits de l’Homme 
La question du système éducatif ivoirien et ses impacts sur le travail des enfants a meublé, le lundi 11 juin 2018, la réunion d’une délégation de parlementaires belges avec les membres du Réseau ivoirien pour la défense des droits de l’enfant et de la femme (Riddef) au siège de cette ONG à Abidjan-Cocody.

Conduite par Phillipe Courard, président du Parlement de la Fédération Wallonie Bruxelles, la délégation de députés belges a pu échanger avec les membres du Riddef sur les actions menées par cette organisation pour la protection des droits des enfants. Notamment, son engagement à améliorer l’accès des enfants à l’école et assurer la prise en charge de ceux-ci. L’école demeure la solution au phénomène du travail des enfants, a relevé le Riddef. D’où quelques pistes de solutions comme le rapprochement de l’école des populations, le renforcement des capacités d’accueil des établissements scolaires et la mise en place de cantines dans des zones où le besoin se fait sentir.

Profitant de l’occasion le juge Fallet Tcheya, président du Conseil d’administration du Riddef, portant la voix de l’ONG, en l’absence de la présidente Chantal Ayémou en mission au Canada, a plaidé pour que les parlementaires belges puissent discuter de ces sujets avec le président de l’Assemblée nationale. Il a par ailleurs souhaité que les députés belges lui parlent également de la remise à l’ordre du jour du projet de loi fixant les conditions du travail domestique et portant sur l’organisation des agences de placement des travailleurs domestiques.

Phillipe Courard, président du Parlement de la Fédération Wallonie Bruxelles, qui a partagé l’expérience de la Belgique, a indiqué qu’un délégué général des droits de l’enfant existe dans son pays. Celui-ci tire la sonnette d’alarme quand il y a des problèmes. Ce qui oblige le Parlement à prendre des mesures pour corriger la situation, selon lui. Il a donné l’assurance du soutien du parlement belge d’œuvrer avec leurs confrères ivoiriens sur des thématiques des droits des enfants en Côte d’Ivoire.
Pour rappel, le RIDDEF, créé en 2013 et représenté dans 15 zones de l’intérieur du pays, a pour vision d’aider à l’établissement d’une société juste et soucieuse de la protection des catégories vulnérables que sont les femmes et les enfants mais aussi d’outiller les femmes à la base à l’exercice de leurs droits et devoirs pour leur propre développement.
Augustin Tapé, journaliste sensible au genre et spécialisé en Droits de l’Homme .


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Chaque année, plus de 12 millions de filles dans le monde sont mariées de force avant l'âge de 18 ans. En Côte d’Ivoire, la loi fixe l’âge minimum du mariage à 18 ans pour les filles mais, une enquête du Fonds des nations unies pour l’enfance (Unicef) révèle qu’en 2016, plus de 4 filles sur 10 (soit 40%) ont été contraintes au mariage avant l’âge de 18 ans. Le mariage forcé et précoce de la jeune fille est une réalité. Ces filles voient alors leur droit à l’enfance et à l’éducation volé, et leurs perspectives d’avenir et d’évolution limitées. Le mariage des enfants maintient les jeunes filles dans des conditions de pauvreté et d’impuissance, de génération en génération.